Historique du lycée 
 
Implanté depuis 1899 à deux pas de la gare de Clermont-Ferrand, le lycée Jeanne d'Arc offre aux regards des Clermontois la beauté de son architecture et témoigne des efforts faits sous la Troisième République pour développer l'Instruction publique.

 L'ensemble du lycée, y compris sa cour, ses jardins, son portique, ses éléments de décors intérieurs (escalier d'honneur, chapelle, vestibule, bibliothèque) ainsi que le « Petit-Lycée », est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 3 décembre 2001.

 Établissement de renom où se sont succédé des générations de jeunes filles avant la mise en place de la mixité à la rentrée 1979, le lycée, riche de son histoire plus que centenaire, a su évoluer au fil du temps et s'adapter progressivement aux évolutions du monde moderne et aux nouvelles pratiques pédagogiques.

 Le lycée Jeanne d'Arc est sis dans un ensemble immobilier qui comprend également le collège Jeanne d'Arc. Les bâtiments A et B sont occupés par le lycée, le bâtiment C par le collège. Des locaux d'une superficie de plus de 27 500 m² et des surfaces de plein air (cours, jardins) d'environ 21 500 m² doivent être entretenus.



Du « Petit-Lycée » au lycée Jeanne d'Arc


 Le « Petit-Lycée » (actuel bâtiment B) est édifié de 1877 à 1880 selon les plans de l'architecte de la ville François-Louis Jarrier (1829-1881). Ses constructions les plus importantes sont la synagogue de la rue des Quatre-Passeports (1862), l'église de Manzat (1869), la chapelle Sainte-Alyre (1874-1876), le marché Saint-Pierre (1875), la « maison de garde » du jardin Lecoq et des aménagements au cimetière des Carmes. Le « Petit-Lycée » est alors une annexe du lycée Blaise Pascal ou « Grand-Lycée », devenu aujourd'hui Conservatoire national de Région. Il est réservé aux garçons. La première pierre est posée par Agénor Bardoux, ministre de l'Instruction publique, en présence du maire de Clermont-Ferrand André Moinier.

 Jusqu'à la Troisième République, l'enseignement secondaire des jeunes filles fut quelque peu délaissé en France et Clermont-Ferrand n'échappa pas à la règle. C'est en 1881 que le premier projet en la matière vit le jour sous l'égide du maire de Clermont-Ferrand Gilbert Blatin, mais par manque de financement, le projet ne fut pas mené à bien.

 A la rentrée 1883, trois classes de cours secondaires pour jeunes filles ouvrent à Clermont dans un bâtiment de la ville, mais faute d'une structure adaptée, l'expérience tourne court et la création d'un lycée de jeunes filles devient plus indispensable que jamais.

 C'est en 1894 qu'apparaît le projet de création d'un lycée de jeunes filles digne de ce nom. Le projet alimente de vives discussions au conseil municipal, présidé par le maire Pierre Lécuellé, entre les radicaux, à l'origine du projet et les cléricaux, opposés à sa réalisation. Le projet est voté le 13 novembre 1894. L'emplacement choisi est le quartier de la gare, en pleine expansion à cette époque. Il est également prévu de doter le lycée d'un internat.

 C'est Jean-Marie Joseph Teillard (1854- ?), l'architecte de la ville qui succède à François-Louis Jarrier, qui est chargé de la réalisation du lycée. Cet architecte est l'auteur de plusieurs monuments bien connus des Clermontois : l'Opéra municipal (1891-1894), la statue du pape Urbain II place de la Victoire (1895), le monument à Gergovie en l'honneur de Vercingétorix (1903). Il a également conduit les travaux d'agrandissement de l'église Saint-Pierre-des-Minimes.

 Après trois ans et demi de travaux, l'ouverture du lycée a lieu le 3 octobre 1899. Après la défaite de 1870, le nom de Jeanne d'Arc (1412-1431) était très populaire et fut choisi par décision du conseil municipal le 28 mars 1899 en tant qu'héroïne républicaine et patriote, symbole de reconquête nationale. L'inauguration officielle a lieu le 21 juin 1901.

 En raison du manque de place, une annexe en façade ouest est construite le long de l'avenue Carnot entre 1915 et 1920. Par la suite, le lycée (bâtiment A) subit peu de modifications extérieures, mais il est l'objet d'une extension importante dans les années 1950 lors de l'annexion du « Petit-Lycée » Blaise Pascal (bâtiment B), qui est pour l'essentiel transformé en internat et accueille des réfectoires. Les dortoirs du lycée (bâtiment A) sont aménagés en salles de classe et le réfectoire d'origine se transforme en salle des fêtes (l'actuelle salle des conférences). Enfin, de 1960 à 1962, on assiste à la construction du collège (bâtiment C).

[Pour plus d'informations sur les "histoires" du lycée Jeanne d'Arc, cliquez sur le lien ci-dessous.]
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